Enjeux de la visualisation de données pour l’évaluation…et au delà

L’illustration connaît un renouveau certain avec le développement d’internet et ses nombreux blogs. A votre avis, le rapport papier en a encore pour combien de temps?

 

On trouve des pionniers dans le journalisme, qui se sont emparés des moyens d’internet pour réaliser des articles combinant le texte avec des vidéos, des illustrations , des extraits sonores (on parle parfois de “journalisme augmenté”, dont les magazines publiés par OWNI.fr sont une bonne illustration).

 

Pendant ce temps, les illustrateurs, statisticiens et graphistes démontrent leur capacité à représenter des réalités complexes en des images synthétiques, ou les niveaux de sens s’imbriquent  : couleurs, formes, relations des objets, proportions… tout est utilisé pour délivrer une quantité d’informations importante et en la rendant compréhensible d’un coup d’œil en même temps. C’est ce qu’on nomme en anglais dans le texte, “data visualisation” (voir les magnifiques exemples présentés sur informationisbeautiful.net…où malheureusement le côté graphique l’emporte parfois sur la lisibilité)

Un exemple tiré de www.good.is qui mériterait une actualisation

 

A la croisée des chemins, des journalistes et des graphistes s’allient pour former un mouvement de “data journalism” qui manipulent des données – souvent publiques – afin d’en produire des synthèses percutantes (le Guardian a un espace dédié pour ce type de journalisme). Ces images vont au delà des infographies par le recours à des jeux de données complexes et l’introduction d’une interactivité permettant de jouer avec les données (changer l’année, regarder une vue d’ensemble ou de détail, etc.). Voir en France les sites http://www.nosdeputes.fr/ qui utilise les données publiques pour offrir une vision de l’activité des parlementaires.

 

L’essor du data journalisme permet enfin d’exploiter les données publiques…qui se font rares. On ne s’étonnera donc pas d’une mobilisation croissante des acteurs du journalisme et de l’internet pour “l’open data” dans a peu près tout les pays depuis une petite dizaine d’année. En France, la reconnaissance gouvernementale de l’open data prend la forme d’Etalab encore embryonnaire, mais c’est un début (un début bien imparfait, comme le souligne OWNI dans son article : Les mauvaises données des marchés).

 

 Et l’évaluation alors?

N’a-t-elle pas de besoin d’accéder à des données ? de les représenter ? de les synthétiser? “L‘evaluation visualisation” n’existe pas encore, mais de nombreux évaluateurs se penchent sur la question, surtout outre-Atlantique. Par exemple Susan Kistler, Directrice de l’American Evaluation Association qui en fait régulièrement la promotion.

 

Liste de liens

Nota : les contempteurs de “l’informational design” se retrouvent aussi parmi les plus féroces critiques de la mode Powerpoint, comme par exemple E.Tufte lui-même quand il attribue une responsabilité du crash de la navette Colombia à l’usage de powerpoint par la NASA ou encore ce mouvement né en Suisse prônant un réelle interactivité…grâce au tableau blanc (Anti-powerpoint party)

Voir aussi “death by powerpoint” réalisé … avec powerpoint !

A voir tout de même concernant les présentations powerpoint:

 

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